“Je me masturbe deux fois par jour devant ma collection de disques” confesse un vinyl addict

C’est chez lui que, Victor, trentenaire et “vinyl addict”, nous reçoit en ce dimanche. Un de ces jolis 25m2 parisien à 1000 € de loyer entièrement dédié à sa passion pour la musique.

Des disques partout, deux platines, un canapé et un détail qui prendra tout son sens lors de notre conversation : de nombreux rouleaux de Sopalin qui jonchent le sol dont il ne reste que le tube en carton pour certains d’entre eux.

“Les disques, c’est toute ma vie. Ma collection, j’en prends soin comme la prunelle de mes yeux”.

Pour certains, ce sont les orgies zoophiles, délires scatophiles, pour Victor ce sont vinyles, rondelles, sillons et pochettes qui l’animent.

“Celui qui m’excite le plus, c’est le test pressing de cet obscur label polonais qui a été édité en 20 exemplaires”.

“Celui-là est irremplaçable, il y a une faute dans le nom de l’artiste, regardez ! Ils ont inversé le R et le T. Rien que de le toucher, j’en ai des frissons”.

“Celui là, j’ai une demie-molle rien que d’en parler, c’est l’édition originale de Black Sea de Drexciya nous dit-il la voix tremblotante.

Véritable moyen d’ascenseur social ou pour briller en société, les raisons sont nombreuses pour vouer un tel culte à la collection vinylistique. Mais quand addiction rime avec obsession et masturbation, peut-on vraiment vraiment parler de passion ?

“Ils me font rire tous ces pseudos vinyl lovers avec leur réédition. Ce qui compte, ce sont les originaux”.

“C’est vrai qu’avec ma dernière nana, ça ne s’est pas très bien terminé. Bon, c’était il y a 7 ans et depuis je suis très bien tout seul” conclut-il.

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