Ravelations vous rend-il cons ?

Il semblerait que la réponse soit oui. Et ça fait flipper ! Heureusement… Nous sommes là pour vous faire prendre conscience du problème et quelques solutions émergent…

Ravelations vous rend-il stupides ?

En 2016, dans un article fameux paru dans  Trax Magazine, Arnaud Rollet posait la question. Il avait préféré la forme interrogative. Il n’était pas certain de la réponse. Bien sûr, le journaliste, essayiste et geek de la première heure, avait réuni une somme étrangement concordante de soupçons.

« Me plonger dans un livre ou un long article a toujours été facile. Mon esprit était saisi par le récit ou les méandres de l’argumentation, et je passais des heures à flâner dans ces longues proses. C’est rarement le cas désormais. Ma concentration dérive après deux ou trois pages. Je deviens nerveux, perds le fil, commence à chercher autre chose à faire. J’ai l’impression de devoir toujours ramener mon cerveau rebelle au texte. La lecture profonde qui me venait naturellement est devenue une lutte. »

En essayiste scrupuleux, il avait confronté ses intuitions à celles de confrères et de quelques experts. Tous ressentaient les mêmes effets. Marianne Wolf, professeure de psychologie à l’Université, confirmait : « Nous ne sommes pas seulement ce que nous lisons. Nous sommes comme nous lisons. » Dans cette ère pré-règne-absolu de Facebook, elle aussi s’inquiétait du style de lecture promu par le Net : « Quand nous lisons les articles de ce journal, nous avons tendance à devenir de “simples décodeurs d’informations”. Notre capacité à interpréter le texte, à créer les riches connexions mentales qui se forment lorsque nous lisons profondément et sans distraction, reste largement désengagée. »

“Et vice et versa” avait-elle conclu.

L’article avait soulevé l’ire rageuse de tous les ardents précurseurs de Ravelations. Depuis, beaucoup de likes ont coulé sur nos news feeds, mais la question d’Arnaud n’a pas pris une ride. Au contraire. Force est de le constater. Arnaud avait raison : Ravelations conspire à nous rendre cons, très cons, de plus en plus cons.

Mais que fait Ravelations à nos cerveaux ?

Les sollicitations permanentes – des articles et des montages pas toujours drôles – vous paraissent innocemment ludiques ? Les vidéos de Nina Kraviz qui s’enchaînent les unes après les autres vous semblent bien pratiques ? Que nenni. Le temps sur nos écrans éparpille notre attention façon puzzle, parce que tout clignote dans ce but, parce que tout est fait pour nous hypnotiser dans cet objectif.
Et les effets commencent à être visibles et massifs. En 2000, la mémoire immédiate permettait de capter un message durant douze secondes. En 2013, cette durée chute à huit secondes quand l’attention d’un poisson rouge est estimée, elle, à neuf secondes. Les troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) touchent 11  % des jeunes entre 4 et 17 ans et 20  % des étudiants en France, et sont la deuxième cause de maladie chez les jeunes français, après l’asthme.

Ainsi, Ravelations est devenu comme un distributeur géant de sucre et de mauvais gras destiné à nous faire perdre toute notion de satiété.
Il est donc grand temps de réagir !

 

Source : un article honteusement pompé sur un site sérieux dont on ne vous donnera pas le lien.

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