Agoria, Air et Pierre Sarkozy lancent les Nuits de bourges avec les jeunes républicains

Initié par les jeunes républicains et relayé par le collectif Humour de droite, Nuits de bourges se définit comme un concept de fêtes élitistes à l’opposé du mouvement citoyen Nuit Debout. Un univers parfaitement lisse et conformiste où seuls la grande bourgeoisie, les clubbers les plus influents et les plus fortunés se reconnaîtront.
Le DJ Français Agoria, auparavant grand espoir de la scène Techno mondiale qui fait maintenant les belles heures du Festival de Cannes, le groupe Air et DJ Mosey aka Pierre Sarkozy (le fils de Nicolas NDLR), se sont associés pour le lancement de ce projet qui verra le jour officiellement le 22 mai au cours d’une première soirée au château de Versailles.
Sébastien Devaud (Agoria NDLR) nous confie que le projet s’est concrétisé dans les très chics salons d’Air France à l’aéroport de Miami alors qu’il attendait son avion pour rentrer à Paris.
“J’ai croisé Pierre que je connais bien, nous sommes voisins à Neuilly. C’est quelqu’un dont j’apprécie le travail depuis longtemps et avec qui j’avais envie de travailler. Il m’a parlé d’une idée que son père a eu afin de dynamiser l’image du parti. J’ai bientôt 40 ans, j’ai une Rolex au poignet et aujourd’hui je me sens plus proche du public du Showcase que de celui du Panorama Bar à Berlin, il était donc normal que je participe à ce mouvement”.
“C’est vrai que tous les trois, mon père, Sébastien et moi, nous avons une passion pour les Rolex et les lieux feutrés, c’est donc tout naturellement que nous avons eu cette idée de soirées d’un nouveau genre. J’ai rapidement convaincu Nicolas Godin du groupe Air de nous rejoindre” continue Pierre Sarkozy.
“Mon vécu en banlieue ainsi que ma connaissance parfaite de Versailles et de ses environs est un atout majeur pour la réussite du projet” confie Nicolas Godin.
“On a un vrai besoin de se retrouver entre nous” rajoute Agoria.
“J’ai beaucoup joué dans des lieux dits ‘underground’ et c’est vrai que le décalage croissant entre les hôtels 5 étoiles, les voyages en première classe et la saleté mais aussi la pauvreté de certains clubbers commençaient à me peser. J’ai bien compris que le mouvement Nuit Debout, ce n’était pas pour moi. Je ne sais pas ce qui m’a pris d’aller jouer là bas, je vous avoue, je devais être très fatigué lorsque j’ai accepté de participer”.
Photo : Xavier Bourgois
 

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